Mercredi 9 juillet 2008
Je ne dis pas que j'avais une foule d'amis, que ma famille était constamment pendue à mon téléphone ou que mes amis me vénéraient... Non... Mais quand même, avant d'afficher haut et fort mes
convictions sur mon blog, j'avais l'impression d'avoir un minimum d'intérêt pour les gens qui m'entourent, un intérêt de principe.
Mais depuis l'ouverture de mon blog, je ne sais pas si c'est une coïncidence, mais il y a comme un grand vide qui s'est creusé autour de moi. Je pourrais m'en plaindre... Regretter. Le problème c'est que plus je relis mes articles (pas par égocentrisme, je vous rassure, je déteste laisser des fautes de français!!) et plus je suis d'accord avec. J'en suis fier même... Agir en cohérence avec sa pensée, tout le monde ne peut pas en dire autant! Souvent même, je ne peux pas m'empêcher de les corriger, d'affiner, d'étayer encore un peu plus... Pas de doute. C'est moi.
Comme je ne crois pas aux coïncidences, je ne peux qu'en conclure que ce sont mes propos qui occasionnent cette débandade. Soit le fond. Soit la forme. Soit les deux. J'imagine que déjà, 32% des français (53% des français qui ont voté aux dernières présidentielles) ne doivent pas m'apprécier plus que ça... Soit parce qu'ils marchent à fond pour Sarko (et là franchement c'est quasiment jouissif de savoir que je les emmerde), soit parce qu'ils ont voté pour lui, ont depuis changé d'avis mais que je leur rappelle amèrement leur énorme boulette. Pour les autres (47% des votants et 40% d'abstentionnistes, bravo à eux, en passant... ça donne 68% de français en âge de voter qui n'ont pas voté pour Sarko... quel beau reflet de la démocratie...), je ne sais pas trop...
La forme... Bien sûr, je suis cru. J'insulte, je "casse" comme on dit... Mais bon... Les mots restent des mots. Je n'ai jamais été violent physiquement avec qui que ce soit... Il n'y a pas plus doux que moi. Un jour, j'étais petit, j'ai eu le malheur d'arriver à toucher un piaf avec une carabine piquée à mon père... j'en ai pleuré pendant des jours et j'y pense encore parfois (oui je sais, pour le coup, j'ai vraiment l'air con)... Mais mes mots ne tueront jamais personne (alors que le cautionnement d'une politique criminelle par notre présence à la cérémonie des JO en Chine, ou la vente d'armes à des dictateurs... ça vaudrait le coup d'étudier...). Des mots restent des mots. Mais dans une société où le paraître à tendance à prendre le pas sur l'être... Quand nos parents nous apprennent qu'il faut "faire" bien aux yeux des autres, qu'une chemise repassée, même sale, "fait mieux" qu'une chemise propre certes, mais frippée... Demander "ça va?" par pure politesse alors qu'on en a strictement rien à foutre de la réponse... Et répondre "oui oui..." alors qu'on en a super gros sur la patate... Y'a pas à dire. C'est beau les mots... Du coup, dorénavant, à cette redoutable question vide de sens, je réponds "non", systématiquement, rien que pour emmerder celui qui l'a prononcé sans réfléchir.
Le fond de mes propos devrait être plus plausible pour expliquer cet éloignement... Et pourtant, je n'y crois pas. Je crois que le fond compte peu aujourd'hui, dans notre société moderne. Je ne peux que constater que les mots - souvent malheureux - de Sarkozy ont plus d'influence sur les sondages et l'opinion publique que ses actes eux-mêmes. On a l'impression que tout ce qui compte de nos jours, ce ne sont pas les conséquences catastrophiques à moyen ou long terme des décisions politiques prises actuellement, mais plutôt le sondage du lendemain, le salaire du mois suivant, le prochain cours du pétrole, le résultat de la prochaine élection... Le fond n'intéresse plus personne, le fond c'est chiant, faut réfléchir.
Ils sont rares, mais c'est encore des gens que j'apprécie que j'ai le plus de mal à accepter cette incompréhension, ce rejet... Je souhaiterais tellement qu'ils me comprennent, ou au moins qu'ils cherchent à me comprendre, qu'ils ouvrent le débat... Il est vrai que je donne beaucoup de leçons... Mais moi aussi, je me remets constamment en question, moi aussi je me sermonne. Et je le sais, je suis encore loin d'être parfait (personne ne le sera jamais d'ailleurs, mais ça ne coûte rien d'essayer, et ça fait un bien fou au moral!...). Je n'en suis pas venu à utiliser des toilettes sèches en me disant "ah ouais, cool, ça va puer dans mes toilettes!!". Non... J'y suis venu parce que je me suis fait violence, parce que des amis m'ont ouvert les yeux avant que je tente d'ouvrir les vôtres, parce que j'ai sacrifié un peu (tellement peu finalement) de mon confort au profit de l'écologie. Et je n'utilise pas de pesticide, engrais ou autre désherbant dans mon jardin, même si c'est un peu chiant de bêcher, faire du compost et utiliser des "remèdes de grand-mère" pour venir à bout des limaces et autres pucerons... Et je limite ma consommation de carburant au maximum malgré mes obligations professionnelles, tout simplement parce que c'est le seul choix possible... Et je me force à écouter les discours de M. Sarkozy pour pouvoir les commenter... (ouais ça c'est dur...)
Bref, la vérité n'est souvent pas agréable (elle pourrait l'être mais y'a du boulot)... Mais ça a le mérite d'être la vérité.
Heureusement (sinon j'aurais arrêté depuis longtemps), il n'y a pas que du négatif depuis que j'ai ouvert mon blog. Un nouveau monde s'est présenté à moi. Un monde de liberté, où la censure globale n'a pas encore pu s'imposer. Un monde où se cotoient toutes les sensibilités, toutes les convictions dans tous les domaines... Une richesse inestimée, une corne d'abondance pour qui veut bien se donner la peine... Et j'y ai trouvé quelques personnes qui sont aujourd'hui pour moi de véritables "amis" au sens le plus propre du terme. Des gens sincères et honnêtes, conscients et respectueux (dans leurs actes tout du moins) du monde qui les entoure... Dommage qu'ils restent si rares...
Bref, je passe peut-être pour un con pour 99.9% des gens... Mais je suis tellement heureux d'être quelqu'un de bien pour le petit 0.1% qui reste (et aux yeux de mon fils)...
Mais depuis l'ouverture de mon blog, je ne sais pas si c'est une coïncidence, mais il y a comme un grand vide qui s'est creusé autour de moi. Je pourrais m'en plaindre... Regretter. Le problème c'est que plus je relis mes articles (pas par égocentrisme, je vous rassure, je déteste laisser des fautes de français!!) et plus je suis d'accord avec. J'en suis fier même... Agir en cohérence avec sa pensée, tout le monde ne peut pas en dire autant! Souvent même, je ne peux pas m'empêcher de les corriger, d'affiner, d'étayer encore un peu plus... Pas de doute. C'est moi.
Comme je ne crois pas aux coïncidences, je ne peux qu'en conclure que ce sont mes propos qui occasionnent cette débandade. Soit le fond. Soit la forme. Soit les deux. J'imagine que déjà, 32% des français (53% des français qui ont voté aux dernières présidentielles) ne doivent pas m'apprécier plus que ça... Soit parce qu'ils marchent à fond pour Sarko (et là franchement c'est quasiment jouissif de savoir que je les emmerde), soit parce qu'ils ont voté pour lui, ont depuis changé d'avis mais que je leur rappelle amèrement leur énorme boulette. Pour les autres (47% des votants et 40% d'abstentionnistes, bravo à eux, en passant... ça donne 68% de français en âge de voter qui n'ont pas voté pour Sarko... quel beau reflet de la démocratie...), je ne sais pas trop...
La forme... Bien sûr, je suis cru. J'insulte, je "casse" comme on dit... Mais bon... Les mots restent des mots. Je n'ai jamais été violent physiquement avec qui que ce soit... Il n'y a pas plus doux que moi. Un jour, j'étais petit, j'ai eu le malheur d'arriver à toucher un piaf avec une carabine piquée à mon père... j'en ai pleuré pendant des jours et j'y pense encore parfois (oui je sais, pour le coup, j'ai vraiment l'air con)... Mais mes mots ne tueront jamais personne (alors que le cautionnement d'une politique criminelle par notre présence à la cérémonie des JO en Chine, ou la vente d'armes à des dictateurs... ça vaudrait le coup d'étudier...). Des mots restent des mots. Mais dans une société où le paraître à tendance à prendre le pas sur l'être... Quand nos parents nous apprennent qu'il faut "faire" bien aux yeux des autres, qu'une chemise repassée, même sale, "fait mieux" qu'une chemise propre certes, mais frippée... Demander "ça va?" par pure politesse alors qu'on en a strictement rien à foutre de la réponse... Et répondre "oui oui..." alors qu'on en a super gros sur la patate... Y'a pas à dire. C'est beau les mots... Du coup, dorénavant, à cette redoutable question vide de sens, je réponds "non", systématiquement, rien que pour emmerder celui qui l'a prononcé sans réfléchir.
Le fond de mes propos devrait être plus plausible pour expliquer cet éloignement... Et pourtant, je n'y crois pas. Je crois que le fond compte peu aujourd'hui, dans notre société moderne. Je ne peux que constater que les mots - souvent malheureux - de Sarkozy ont plus d'influence sur les sondages et l'opinion publique que ses actes eux-mêmes. On a l'impression que tout ce qui compte de nos jours, ce ne sont pas les conséquences catastrophiques à moyen ou long terme des décisions politiques prises actuellement, mais plutôt le sondage du lendemain, le salaire du mois suivant, le prochain cours du pétrole, le résultat de la prochaine élection... Le fond n'intéresse plus personne, le fond c'est chiant, faut réfléchir.
Ils sont rares, mais c'est encore des gens que j'apprécie que j'ai le plus de mal à accepter cette incompréhension, ce rejet... Je souhaiterais tellement qu'ils me comprennent, ou au moins qu'ils cherchent à me comprendre, qu'ils ouvrent le débat... Il est vrai que je donne beaucoup de leçons... Mais moi aussi, je me remets constamment en question, moi aussi je me sermonne. Et je le sais, je suis encore loin d'être parfait (personne ne le sera jamais d'ailleurs, mais ça ne coûte rien d'essayer, et ça fait un bien fou au moral!...). Je n'en suis pas venu à utiliser des toilettes sèches en me disant "ah ouais, cool, ça va puer dans mes toilettes!!". Non... J'y suis venu parce que je me suis fait violence, parce que des amis m'ont ouvert les yeux avant que je tente d'ouvrir les vôtres, parce que j'ai sacrifié un peu (tellement peu finalement) de mon confort au profit de l'écologie. Et je n'utilise pas de pesticide, engrais ou autre désherbant dans mon jardin, même si c'est un peu chiant de bêcher, faire du compost et utiliser des "remèdes de grand-mère" pour venir à bout des limaces et autres pucerons... Et je limite ma consommation de carburant au maximum malgré mes obligations professionnelles, tout simplement parce que c'est le seul choix possible... Et je me force à écouter les discours de M. Sarkozy pour pouvoir les commenter... (ouais ça c'est dur...)
Bref, la vérité n'est souvent pas agréable (elle pourrait l'être mais y'a du boulot)... Mais ça a le mérite d'être la vérité.
Heureusement (sinon j'aurais arrêté depuis longtemps), il n'y a pas que du négatif depuis que j'ai ouvert mon blog. Un nouveau monde s'est présenté à moi. Un monde de liberté, où la censure globale n'a pas encore pu s'imposer. Un monde où se cotoient toutes les sensibilités, toutes les convictions dans tous les domaines... Une richesse inestimée, une corne d'abondance pour qui veut bien se donner la peine... Et j'y ai trouvé quelques personnes qui sont aujourd'hui pour moi de véritables "amis" au sens le plus propre du terme. Des gens sincères et honnêtes, conscients et respectueux (dans leurs actes tout du moins) du monde qui les entoure... Dommage qu'ils restent si rares...
Bref, je passe peut-être pour un con pour 99.9% des gens... Mais je suis tellement heureux d'être quelqu'un de bien pour le petit 0.1% qui reste (et aux yeux de mon fils)...
par w-tout-court
publié dans :
Sarkonneries
communauté :
Résistance 2007
ajouter un commentaire commentaires (3) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (3) créer un trackback recommander






Réactions incontrôlées